Les flous dans l’images (2)

etienne thuillier photographie 14-04Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Le piqué

C’est l’élément d’appréciation qui fait “pro” et pour cause. On parle d’une photo avec un beau piqué quand les détails sont très fins sur une image.  Ce piqué provient de la qualité du capteur de votre appareil photo et de la qualité de l’objectif qui y est fixé. La puissance du zoom importe assez peu, les fabricants proposant un très large choix d’objectifs professionnels dans toutes les longueurs focales.

Pour un portrait, une image avec des détails très fins va permettre de voir les cheveux, et les pores de la peau par exemple. Ces pores de peau sont moins recherchés et oblige le photographe (en publicité et en mode) à retoucher la peau pour la flouter un peu (les opérations de retouches de peau sont un peu plus complexes, je simplifie les opérations).

A l’inverse, une image pauvre en piqué va donner l’impression que les détails « bavent » les uns sur les autres. Il sera par exemple très difficile d’apprécier les cheveux, ou les détails de peau, les détails se mêlant plus ou moins harmonieusement les uns aux autres.

La qualité du capteur de l’appareil (un téléphone par exemple), la qualité de l’objectif (un téléphone par exemple 😉 sont les deux éléments déterminant pour ce rendu baveux. A l’inverse pour un meilleur rendu, un bon capteur ne suffira pas : il faudra également avoir un objectif et une qualité optique digne de ce nom.

Un autre élément qui influe sur le piqué va être la sensibilité utilisé par le capteur lors de la prise de vue. Au plus la sensibilité est élevée, au plus le capteur va générer du bruit. La réduction du bruit lors de la retouche de l’image va légèrement (ou plus en fonction des logiciels utilisés) faire baver l’image, en réduisant le bruit, et donc l’image va perdre en détail. Notez tout de même que certains logiciels sont spécialisés dans la réduction du bruit numérique des images et aboutissent à très bons résultats.

Le Boké

C’est en général un flou recherché à la différence des autres types de flous. C’est celui qui est produit par l’objectif. C’est celui qui délimite la profondeur de champ. Au plus loin du point de focus, c’est ce flou qui recrée la profondeur dans l’image. C’est avec ce flou que vous devez composer votre image, et les éléments que vous allez placer dans votre zone de netteté et votre zone de flou. Le Boké plus particulièrement s’emploie avec des lumières dans le flou. En fonction des objectifs (et du nombre de lamelles de l’iris de l’objectif) vous allez obtenir un flou plus ou moins esthétique. Les focales fixes ont en général un Boké plus apprécié que les zooms, ainsi qu’un piqué plus précis.

Pour vos portraits, une méthode assez efficace est d’utiliser ce flou pour mettre en avant votre sujet. Les détails peu parlant vont être disposés dans le flou, alors que votre sujet sera dans la zone de netteté. Pour s’assurer d’un beau flou en arrière plan, essayez de placer votre sujet assez loin du fond, pour que le décor soit complétement dans le flou.

Les flous dans l’images (1)

SONY DSCCet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Cette semaine nous parlerons du flou sur les images. Tout d’abord, il faut distinguer plusieurs types de flous : le flou de bougé, le flou de mouvement, le piqué et le Boké ( j’aborderai ces deux derniers point la semaine prochaine). J’ai déjà abordé ces points au cours des articles précédent, mais il me semble opportun de consacrer un billet complet à ces éléments perturbateurs.

Le flou de bougé

C’est quand le photographe a bougé lors de la prise de vue. Attention, en fonction des réglages lors de la prise de vue, un très léger mouvement peut perturber la prise de vue : la respiration du photographe, un tremblement de la main (trop de café par ex.), ou encore le simple fait d’appuyer sur le déclencheur. Ce mouvement transmet des vibrations dans le boitier et fait « trembler » votre image. Le flou de bougé se reconnait sur l’image à ce qu’elle semble double, un peu trouble. Ce trouble est présent sur toute l’image, de manière identique. L’image, lors de sa capture, a varié de son cadre. Pendant le temps de l’exposition du capteur à la lumière, le fait de varier le cadre de l’image apparait sur le rendu final, et apparait comme double. Vous pouvez suivre le mouvement de la vibration sur l’image, dans les cas les plus marqués.

La vitesse d’exposition n’est pas assez rapide pour compenser le mouvement.

Il y a plusieurs possibilité pour y remédier : La première, mais n’est pas toujours suffisante, est d’activer le stabilisateur de l’appareil photo.  Le stabilisateur permet de compenser les mouvements les plus légers du photographe. Avec une durée d’exposition longue (moins de 1/15s) le stabilisateur ne suffit plus.  Il faut poser l’appareil photo : sur un trépied (un monopod aussi stabilise beaucoup, mais pas autant qu’un trépied), ou sur une table. Si rien de ces accessoires n’est disponible, essayez de vous appuyer sur un arbre, un mur. Calez votre bras sur votre ventre et retenez votre souffle lorsque vous prenez l’image.

La dernière solution est d’ajouter de la lumière pour mieux éclairer votre modèle.

Le flou de mouvement

Parfois recherché, parfois non, ce flou est celui qui apparait lorsque votre modèle bouge pendant l’exposition. Il se reconnait à ce que seul votre sujet est flou, trouble. Le reste de l’image est nette Demandez soit à votre modèle de ne pas bouger pendant la prise de vue (vous perdez en naturel, attention !), soit choisissez une plus grande vitesse d’exposition : en général 1/40s suffit pour une personne calme, alors que vous aurez besoin d’une vitesse à 1/125s parfois pour des enfants en train de jouer, ou des personnes très nerveuses et/ou intimidées par l’appareil.

S’il faut augmenter la vitesse de déclenchement, il ne faut pas pour autant sous exposer votre image ; souvenez vous, plus la vitesse d’exposition est grande, moins il y a d’informations de lumière qui parvient au capteur, et donc plus votre image est sombre : le robinet est ouvert moins longtemps. Il faut donc agir sur l’ouverture ou la sensibilité de l’image :  soit ouvrir plus grand votre diaphragme (d’un réglage du diaphragme à f5.6 ouvrir à f4.5 ou moins si possible), soit augmenter la sensibilité d’un iso 200 par exemple, passer à un iso 400, ou 800.

Nous reparlerons des incidences de ces deux réglages sur votre image, mais retenez pour l’instant, qu’en ouvrant plus grand votre diaphragme (le chiffre suivant f. sera plus petit !), vous diminuez la profondeur de champs (la zone de netteté est plus petite, toujours autours du point de focus). Au plus vous augmentez la sensibilité ( vers un réglages plus grand en iso) du capteur, au plus vous augmentez le bruit de l’image.

A la semaine prochaine !