Les flous dans l’images (1)

SONY DSCCet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Cette semaine nous parlerons du flou sur les images. Tout d’abord, il faut distinguer plusieurs types de flous : le flou de bougé, le flou de mouvement, le piqué et le Boké ( j’aborderai ces deux derniers point la semaine prochaine). J’ai déjà abordé ces points au cours des articles précédent, mais il me semble opportun de consacrer un billet complet à ces éléments perturbateurs.

Le flou de bougé

C’est quand le photographe a bougé lors de la prise de vue. Attention, en fonction des réglages lors de la prise de vue, un très léger mouvement peut perturber la prise de vue : la respiration du photographe, un tremblement de la main (trop de café par ex.), ou encore le simple fait d’appuyer sur le déclencheur. Ce mouvement transmet des vibrations dans le boitier et fait « trembler » votre image. Le flou de bougé se reconnait sur l’image à ce qu’elle semble double, un peu trouble. Ce trouble est présent sur toute l’image, de manière identique. L’image, lors de sa capture, a varié de son cadre. Pendant le temps de l’exposition du capteur à la lumière, le fait de varier le cadre de l’image apparait sur le rendu final, et apparait comme double. Vous pouvez suivre le mouvement de la vibration sur l’image, dans les cas les plus marqués.

La vitesse d’exposition n’est pas assez rapide pour compenser le mouvement.

Il y a plusieurs possibilité pour y remédier : La première, mais n’est pas toujours suffisante, est d’activer le stabilisateur de l’appareil photo.  Le stabilisateur permet de compenser les mouvements les plus légers du photographe. Avec une durée d’exposition longue (moins de 1/15s) le stabilisateur ne suffit plus.  Il faut poser l’appareil photo : sur un trépied (un monopod aussi stabilise beaucoup, mais pas autant qu’un trépied), ou sur une table. Si rien de ces accessoires n’est disponible, essayez de vous appuyer sur un arbre, un mur. Calez votre bras sur votre ventre et retenez votre souffle lorsque vous prenez l’image.

La dernière solution est d’ajouter de la lumière pour mieux éclairer votre modèle.

Le flou de mouvement

Parfois recherché, parfois non, ce flou est celui qui apparait lorsque votre modèle bouge pendant l’exposition. Il se reconnait à ce que seul votre sujet est flou, trouble. Le reste de l’image est nette Demandez soit à votre modèle de ne pas bouger pendant la prise de vue (vous perdez en naturel, attention !), soit choisissez une plus grande vitesse d’exposition : en général 1/40s suffit pour une personne calme, alors que vous aurez besoin d’une vitesse à 1/125s parfois pour des enfants en train de jouer, ou des personnes très nerveuses et/ou intimidées par l’appareil.

S’il faut augmenter la vitesse de déclenchement, il ne faut pas pour autant sous exposer votre image ; souvenez vous, plus la vitesse d’exposition est grande, moins il y a d’informations de lumière qui parvient au capteur, et donc plus votre image est sombre : le robinet est ouvert moins longtemps. Il faut donc agir sur l’ouverture ou la sensibilité de l’image :  soit ouvrir plus grand votre diaphragme (d’un réglage du diaphragme à f5.6 ouvrir à f4.5 ou moins si possible), soit augmenter la sensibilité d’un iso 200 par exemple, passer à un iso 400, ou 800.

Nous reparlerons des incidences de ces deux réglages sur votre image, mais retenez pour l’instant, qu’en ouvrant plus grand votre diaphragme (le chiffre suivant f. sera plus petit !), vous diminuez la profondeur de champs (la zone de netteté est plus petite, toujours autours du point de focus). Au plus vous augmentez la sensibilité ( vers un réglages plus grand en iso) du capteur, au plus vous augmentez le bruit de l’image.

A la semaine prochaine !

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