Les longueurs focales (1)

 05 avril 2014-145517

 Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

 Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Les longueurs focales

Reprenons les différents points déjà évoqués lors des semaines précédentes: pour un beau portrait, il faut que votre sujet soit net, et mis en avant. Correctement équilibrer sa profondeur de champs est importante, et revient à se poser la question suivante: où commence la netteté de l’image, pour bien voir mon modèle, et où doit-elle finir, pour dégager le sujet du fond.

Nous avons vu l’importance des réglages de l’appareil photo pour ce faire, et notamment l’ouverture du diaphragme qui vient réduire ou agrandir la zone de netteté. Un point important à souligner, et j’y consacre aujourd’hui ce billet, c’est que votre profondeur de champs varie avec l’objectif. Tous les objectifs proposent une profondeur de champs différente (variable en fonction des fabricants), mais je vais vous donner des repères. A vous de comprendre avec votre appareil photo comment ces grande lignes se traduisent.

Attention, le billet évoqué ne concerne que les reflex, hybrides, et les appareils photos avec des objectifs qui expriment leurs longueurs focales “en équivalent 35mm”. Par simplification, je vais vous donner des repères “en équivalent 35mm”. L’idée reste la même lorsque l’on se réfère aux longueurs focales réelles, mais celles sont propres à chaque marque type et modèle d’appareil photo.

Pour les reflex numériques en capteur Aps-C ( 16mm x24mm , env.) le rapport de conversion de l’équivalent 35mm est d’environ 1,5, ou 1,6 en fonction des marques d’appareils. Quand je parle donc d’une longueur de 50mm, cela équivaut sur un reflex numérique Aps-C d’une longueur  de 33mm env.  Les repères sur les objectifs récents d’appareils numériques sont exprimées en focales réelles. Un 50mm pour un reflex numérique Aps-C sera un équivalent en 35mm d’une longueur focale de 75mm. Vous trouverez dans les descriptifs techniques leurs équivalents en 35mm.

Les objectifs et la profondeur de champ

Les objectifs se distinguent les uns des autres par leurs longueurs focales (exprimées en mm) et par leurs ouvertures. La longueur focale, c’est la distance physique qui sépare la lentille focale du capteur (ou de la pellicule).

Les longueurs focales sont exprimées par en mm, par ex. pour des objectifs reflex un 18 – 55 mm indiquera que la longueur focales minimale sera de 18mm, et sa focale la plus longue sera de 55mm.

Plus la focale est longue, plus le zoom est puissant en quelque sorte. Un objectif à 200 mm grossira plus qu’une longueur focale à 80 mm.

La longueur focale la plus proche, la plus naturelle de la vision humaine est le 50 mm.

On parle de zoom (et de grossissement) lorsque la valeur est supérieure à 50 mm. On parle de grand angle lorsque que cette valeur est en deçà. Une focale à 28 mm est considérée comme un grand angle, car elle englobe plus que la vision humaine “normale”.

L’objectif, et sa longueur focale, fait beaucoup varier la profondeur de champs. Une focale longue va entrainer une profondeur de champs courte, la zone de netteté également. De même un objectif de type macro : la zone de netteté est encore plus courte.

Les flous dans l’images (2)

etienne thuillier photographie 14-04Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Le piqué

C’est l’élément d’appréciation qui fait “pro” et pour cause. On parle d’une photo avec un beau piqué quand les détails sont très fins sur une image.  Ce piqué provient de la qualité du capteur de votre appareil photo et de la qualité de l’objectif qui y est fixé. La puissance du zoom importe assez peu, les fabricants proposant un très large choix d’objectifs professionnels dans toutes les longueurs focales.

Pour un portrait, une image avec des détails très fins va permettre de voir les cheveux, et les pores de la peau par exemple. Ces pores de peau sont moins recherchés et oblige le photographe (en publicité et en mode) à retoucher la peau pour la flouter un peu (les opérations de retouches de peau sont un peu plus complexes, je simplifie les opérations).

A l’inverse, une image pauvre en piqué va donner l’impression que les détails « bavent » les uns sur les autres. Il sera par exemple très difficile d’apprécier les cheveux, ou les détails de peau, les détails se mêlant plus ou moins harmonieusement les uns aux autres.

La qualité du capteur de l’appareil (un téléphone par exemple), la qualité de l’objectif (un téléphone par exemple 😉 sont les deux éléments déterminant pour ce rendu baveux. A l’inverse pour un meilleur rendu, un bon capteur ne suffira pas : il faudra également avoir un objectif et une qualité optique digne de ce nom.

Un autre élément qui influe sur le piqué va être la sensibilité utilisé par le capteur lors de la prise de vue. Au plus la sensibilité est élevée, au plus le capteur va générer du bruit. La réduction du bruit lors de la retouche de l’image va légèrement (ou plus en fonction des logiciels utilisés) faire baver l’image, en réduisant le bruit, et donc l’image va perdre en détail. Notez tout de même que certains logiciels sont spécialisés dans la réduction du bruit numérique des images et aboutissent à très bons résultats.

Le Boké

C’est en général un flou recherché à la différence des autres types de flous. C’est celui qui est produit par l’objectif. C’est celui qui délimite la profondeur de champ. Au plus loin du point de focus, c’est ce flou qui recrée la profondeur dans l’image. C’est avec ce flou que vous devez composer votre image, et les éléments que vous allez placer dans votre zone de netteté et votre zone de flou. Le Boké plus particulièrement s’emploie avec des lumières dans le flou. En fonction des objectifs (et du nombre de lamelles de l’iris de l’objectif) vous allez obtenir un flou plus ou moins esthétique. Les focales fixes ont en général un Boké plus apprécié que les zooms, ainsi qu’un piqué plus précis.

Pour vos portraits, une méthode assez efficace est d’utiliser ce flou pour mettre en avant votre sujet. Les détails peu parlant vont être disposés dans le flou, alors que votre sujet sera dans la zone de netteté. Pour s’assurer d’un beau flou en arrière plan, essayez de placer votre sujet assez loin du fond, pour que le décor soit complétement dans le flou.

Les flous dans l’images (1)

SONY DSCCet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Cette semaine nous parlerons du flou sur les images. Tout d’abord, il faut distinguer plusieurs types de flous : le flou de bougé, le flou de mouvement, le piqué et le Boké ( j’aborderai ces deux derniers point la semaine prochaine). J’ai déjà abordé ces points au cours des articles précédent, mais il me semble opportun de consacrer un billet complet à ces éléments perturbateurs.

Le flou de bougé

C’est quand le photographe a bougé lors de la prise de vue. Attention, en fonction des réglages lors de la prise de vue, un très léger mouvement peut perturber la prise de vue : la respiration du photographe, un tremblement de la main (trop de café par ex.), ou encore le simple fait d’appuyer sur le déclencheur. Ce mouvement transmet des vibrations dans le boitier et fait « trembler » votre image. Le flou de bougé se reconnait sur l’image à ce qu’elle semble double, un peu trouble. Ce trouble est présent sur toute l’image, de manière identique. L’image, lors de sa capture, a varié de son cadre. Pendant le temps de l’exposition du capteur à la lumière, le fait de varier le cadre de l’image apparait sur le rendu final, et apparait comme double. Vous pouvez suivre le mouvement de la vibration sur l’image, dans les cas les plus marqués.

La vitesse d’exposition n’est pas assez rapide pour compenser le mouvement.

Il y a plusieurs possibilité pour y remédier : La première, mais n’est pas toujours suffisante, est d’activer le stabilisateur de l’appareil photo.  Le stabilisateur permet de compenser les mouvements les plus légers du photographe. Avec une durée d’exposition longue (moins de 1/15s) le stabilisateur ne suffit plus.  Il faut poser l’appareil photo : sur un trépied (un monopod aussi stabilise beaucoup, mais pas autant qu’un trépied), ou sur une table. Si rien de ces accessoires n’est disponible, essayez de vous appuyer sur un arbre, un mur. Calez votre bras sur votre ventre et retenez votre souffle lorsque vous prenez l’image.

La dernière solution est d’ajouter de la lumière pour mieux éclairer votre modèle.

Le flou de mouvement

Parfois recherché, parfois non, ce flou est celui qui apparait lorsque votre modèle bouge pendant l’exposition. Il se reconnait à ce que seul votre sujet est flou, trouble. Le reste de l’image est nette Demandez soit à votre modèle de ne pas bouger pendant la prise de vue (vous perdez en naturel, attention !), soit choisissez une plus grande vitesse d’exposition : en général 1/40s suffit pour une personne calme, alors que vous aurez besoin d’une vitesse à 1/125s parfois pour des enfants en train de jouer, ou des personnes très nerveuses et/ou intimidées par l’appareil.

S’il faut augmenter la vitesse de déclenchement, il ne faut pas pour autant sous exposer votre image ; souvenez vous, plus la vitesse d’exposition est grande, moins il y a d’informations de lumière qui parvient au capteur, et donc plus votre image est sombre : le robinet est ouvert moins longtemps. Il faut donc agir sur l’ouverture ou la sensibilité de l’image :  soit ouvrir plus grand votre diaphragme (d’un réglage du diaphragme à f5.6 ouvrir à f4.5 ou moins si possible), soit augmenter la sensibilité d’un iso 200 par exemple, passer à un iso 400, ou 800.

Nous reparlerons des incidences de ces deux réglages sur votre image, mais retenez pour l’instant, qu’en ouvrant plus grand votre diaphragme (le chiffre suivant f. sera plus petit !), vous diminuez la profondeur de champs (la zone de netteté est plus petite, toujours autours du point de focus). Au plus vous augmentez la sensibilité ( vers un réglages plus grand en iso) du capteur, au plus vous augmentez le bruit de l’image.

A la semaine prochaine !

La mise au point (2)

Portrait Bébé endormi

Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Avec votre appareil photo, lorsque vous appuyez à mi course du déclencheur, en plus de vous proposer un réglage pour l’exposition, l’appareil va également mettre au point, faire le focus.

Ce focus est le centre de la profondeur de champs (zone de netteté). La zone de netteté est progressive, et au plus vous vous éloignez du point de focus au plus la netteté diminue.

Notion sur la netteté et profondeur de champs

La profondeur de champs est la zone de netteté que vous allez avoir sur l’image avec votre appareil. Cette profondeur de champs est fortement influée par la longueur focale (le zoom) que vous utilisez pour prendre votre photo. Au plus vous utilisez un longue focale (un gros zoom), au plus la profondeur de champs (la zone de netteté) est réduite. Inversement au plus vous utilisez un grand angle, au plus votre profondeur de champs est grande.

Profondeur de champs et composition de l’image

La netteté, et la zone couverte par la netteté, est une étape importante de la composition de votre image. Où avez-vous placé votre le sujet de votre image ? Celui-ci doit être net.

De manière classique, on vient dire que les visages féminins doivent être nets. Pour les visages masculins, on retient qu’une zone de netteté plus réduite, ne couvrant pas forcément l’intégralité du visage est acceptable. Attention toutefois aux yeux : ceux-ci doivent toujours être nets.

Lors de la composition de votre photo, rien n’interdit (bien au contraire) de volontairement placer un élément dans le flou. Celui-ci, notamment dans les portraits, va appeler un lien avec le sujet de votre image, mais sans prendre l’avant plan ; vous commencez à raconter une histoire, à créer un lien, et ce lien va faire parler votre portrait.

Pour pleinement apprécier la notion de profondeur de champs, gardez à l’esprit que votre image est en deux dimensions. Le flou qui provient de l’objectif va donner cette impression de profondeur à votre image et recrée la dimension perdue (la profondeur) lors de la prise de vue.

Le flou est tout aussi important que votre netteté. Votre composition doit prendre en compte la netteté et le flou dans l’image. Ce flou, le bokeh, donne une autre lecture à votre image, et c’est un ressort de composition d’image que vous ne devriez pas rater.

Il faut que la netteté de l’image permette de voir correctement le sujet.  Dans les portraits, la zone de netteté doit être concentrée sur le visage, et en particulier les yeux de vos modèles, et la bouche souvent.

La mise au point (1)

01 mars 2014-142821

Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

S’assurer de la netteté de l’image

La mise au point fait partie des questions qui sont revenues souvent au cours des ateliers que j’anime. Cette question vient souvent au détour d’une autre : comment faire une photo nette ? C’est le deuxième critère, après l’exposition, pour juger de la réussite d’une photo : avoir une photo nette. Et oui, le critère est pertinent.

Vous avez sans doute déjà réalisé des images où le visage de la personne que vous photographiez est net, mais les détails en fond ne le sont pas (ou l’inverse).

Je parlerai beaucoup plus des images prises avec un reflex qu’avec des compacts ou des téléphones. Avec un téléphone ou un compact, la marge de manœuvre pour créer un joli flou (parfois une belle netteté) est très faible. Notez que les mécanismes sont les mêmes, avec parfois une assistance obligatoire de l’appareil plus ou moins prononcée.

Le focus

La mise au point, ou le focus, est en général géré par l’autofocus de votre appareil photo. Il est représenté par ses initiales AF sur l’appareil et ses descriptifs techniques. Il est possible de le désactiver, pour passer en mode manuel (MF : focus manuel). Dans le menu de votre appareil photo pour les compacts et les bridge, sur l’objectif et/ou sur le boitier.

Comme sur de jumelles, une lentille dans les objectifs sert à faire la mise au point. L’appareil photo vous propose des outils de plus en plus sophistiqués (et rapides) pour y arriver (détection de visage, de sourire, de sujet à suivre, etc.). Ces fonctions d’assistance à la mise au point peuvent être activées ou désactivées selon votre pratique.

Le focus est le point de convergence des lentilles (il y a en beaucoup !). Comme pour vos yeux, si vous placez votre doigt très près de vous, vous vous obligez à loucher pour le voir net. Les éléments plus loin, dans votre vision périphérique, sont flous. Lorsque vous voulez regarder à nouveau un élément au loin, la convergence se fait naturellement, et les éléments proches que vous voyiez sont devenus flous.

Appuyer à mi course sur le bouton du déclencheur

Avec votre appareil photo, vous faites la mise au point en appuyant à mi course sur le déclencheur. En fonction des appareils et des fonctions d’assistance à la mise au point activées ou  non, l’appareil va vous proposer de cibler le visage (ou  le sourire, si l’appareil est équipé de cette fonction). Pour tous les appareils  qui n’en sont pas équipés, ou lorsque vous avez désactivé cette fonction, le focus est proposer au centre de l’image. Ce n’est pas toujours ce que vous voulez, notamment avec une composition en tiers.

La manœuvre à réaliser est simple à comprendre, mais nécessite un eu d’entrainement avec l’appareil. Déplacer votre cadre initial pour avoir le point que vous souhaitez dans le centre, là où se positionne le focus; Il est en général représenté par un petit carré. Appuyez à mi course sur le déclencheur, et rectifiez votre cadre. Oui, la manœuvre est la même que pour indiquer une autre exposition à votre appareil. (Nous en avons parlé lors de l’exposition).

L’appareil calcule les réglages pour votre image en fonction du point de focus. Attention toutefois à choisir un point qui soit à la même distance de vous que votre sujet ! La mise au point en effet, se règle par rapport à la distance entre vous et le sujet : retenez l’exemple de regarder votre doigt de près ou de loin.

La suite  la semaine prochaine !

 

Correctement gérer l’exposition de l’image dans un portrait (2)

29 novembre 2013-174733

Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Nous n’aborderons pas dans cet article les techniques d’éclairage pour les portraits studio. Nous en reparlerons dans d’autres (beaucoup d’autres) articles, tant le sujet est vaste.

Maîtriser l’exposition, c’est d’abord maîtriser les réglages de l’appareil (2)

L’œil humain ne « voit » que lorsqu’il y a de la lumière. Plus précisément l’œil ne perçoit que des réflexions de la lumière environnante. Les objets ne sont visibles que par la lumière qu’ils réfléchissent. L’appareil photo fonctionne de la même manière.

C’est le capteur (ou le film) qui est exposé à la lumière. Celle-ci est réfléchie par le sujet que l’on veut prendre en photo. Cette captation de la lumière va subir un filtre par l’objectif. On peut influer sur l’exposition par la manière dont le capteur va interpréter les informations de lumière qui va lui être transmises par trois leviers : la durée d’exposition et l’ouverture du diaphragme, pour l’objectif, et la sensibilité pour le capteur.

Les trois leviers de l’exposition : la durée d’exposition, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité

La sensibilité

La sensibilité, c’est la quantité d’information de lumière nécessaire pour faire une photo (ni trop claire, ni trop sombre).

Elle est exprimée en Iso  et est assez proche de la sensibilité, en iso, de la sensibilité des films argentiques. Un film à 400 Iso donnera un rendu proche d’un réglage de capteur à une sensibilité à 400 iso. L’énorme avantage du numérique prend tout son sens : d’une photo à l’autre, vous pouvez changer la sensibilité en fonction de la photo que vous voulez faire.

Elle dépend de votre appareil photo, et de la qualité de fabrication du capteur. Mais retenez un point, plus il est grand (physiquement, et non en pixel) plus la qualité d’image sera grande (beaucoup d’autre facteur vont entrer en compte, toutefois). Il est, par exemple, tout petit sur un Smartphone; il est beaucoup plus grand sur des reflex.

L’objectif, lui, dispose de deux leviers : le diaphragme, la taille à laquelle il va s’ouvrir (comme l’iris d’un œil) et la durée d’ouverture (durée d’exposition).

L’ouverture du diaphragme

L’ouverture du diaphragme est exprimée en valeur focale : ex. f3.5. Les fabricants indiquent les valeurs maximales et minimales comme ceci : f 3,5 32, veut dire que le diaphragme de l’objectif ouvre au plus grand à 3.5 et au plus petit à 32. Plus le chiffre minimum est petit, plus l’objectif laissera passer de lumière. La valeur d’ouverture la plus grande est 1. A une valeur de 1, l’objectif laisse passer autant de lumière qu’il reçoit. Les objectifs professionnels (n’existant à ma connaissance qu’en focale fixe) ont une ouverture de f1,4, avec très peu de perte de lumière. Il existe quelques objectifs (rares et couteux) qui ont une valeur inférieure qui ont vu le jour ces dernières années. Retenez qu’une ouverture à f2,8 est déjà tout à fait correcte !

La durée d’exposition

Pour faire une comparaison, prendre une photo c’est comme remplir un verre d’eau. Vous pouvez faire couler l’eau pendant plus ou moins longtemps (durée d’exposition) ; ouvrir le robinet plus ou moins fort (ouverture du diaphragme) ; et enfin choisir un verre plus ou moins grand ! (la sensibilité du capteur). Ces trois leviers sont dépendants les uns des autres : si vous prenez un très grand verre, avec un robinet qui ne donne que du goutte à goutte, il faudra attendre longtemps, ou remplir un tout petit verre (avec une sensibilité élevée) ! C’est pareil pour la photo, une faible sensibilité (en iso), avec une faible valeur d’ouverture vous conduira à une longue exposition (plusieurs secondes, voire plus).

Les appareils photos modernes disposent de capteurs d’exposition. Ils calculent la valeur de lumière présente dans la scène que vous voulez photographier et propose un réglage adapté. Pour des prises de vues plus créative, il faut parfois s’affranchir de ces réglages et passer dans un autre mode de prise de vue pour obtenir l’image voulue. Nous en reparlerons dans d’autres articles.

Il n’y a pas de recettes miracles. La lumière environnante dictera le plus souvent les réglages que vous devrez prendre. Fiez vous à votre appareil, en mode automatique pour vous donner une base de travail et ensuite influez sur les réglages.

Bien choisir ses réglages pour le portrait

Une scène très exposée, à midi, en été, sous un grand soleil, par exemple, vous conduira à une faible valeur de sensibilité (iso) avec une ouverture très grande, et une durée d’exposition très rapide. Vous avez une scène avec beaucoup de lumière, et même “trop”, il faut régler votre appareil pour en capter peu.

De la même manière, une photo de nuit, dans un intérieur peu éclairé, conduira à une photo avec une grande valeur d’iso, une ouverture faible (voire au maximum) pour avoir une durée d’exposition assez rapide pour un portrait. (En général, on considère une vitesse rapide à partir d’un 1/15s. Un œil capte les images à un 1/40s pour information. Pour des photos de sport, ou les actions qui vont vite, on recommande 1/250s. Pour une durée de plus d’un 1/15s, vous risquez, même sur les appareils stabilisés, d’avoir un « flou de bougé ». Le photographe a eu un ou des mouvements durant l’exposition, et le résultat est visible sur l’image. Toute l’image est floue, trouble, un peu double.

Si le flou ne touche que votre modèle, mais que le reste de l’image est net, c’est que la durée d’exposition a été trop longue : votre sujet a bougé pendant la prise d’image. Il est fréquent, en fonction des modèles, de devoir diminuer la durée d’exposition (une vitesse plus rapide). C’est particulièrement vrai avec de jeunes enfants.

Pour des portraits, pour privilégier des portraits naturels et vivants, il vaut mieux influer sur la durée d’exposition, faire en sorte que celle-ci soit la plus faible possible, pour éviter d’avoir un flou de bougé ou que votre modèle ne bouge durant la prise de vue. Si vous n’avez pas de mode portrait sur appareil, choisissez le mode « priorité à la vitesse » de votre appareil (mode “S” ou “Tv”).

Si vous avez encore des flous après ce premier réglage, vous pouvez augmenter la sensibilité : il faudra moins de lumière pour faire une photo, et vous pourrez diminuer la durée d’exposition. La dernière option est d’ajouter des lumières à votre scène. Nous en reparlerons lors des articles consacrés aux éclairages de studio.