Les longueurs focales (1)

 05 avril 2014-145517

 Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

 Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Les longueurs focales

Reprenons les différents points déjà évoqués lors des semaines précédentes: pour un beau portrait, il faut que votre sujet soit net, et mis en avant. Correctement équilibrer sa profondeur de champs est importante, et revient à se poser la question suivante: où commence la netteté de l’image, pour bien voir mon modèle, et où doit-elle finir, pour dégager le sujet du fond.

Nous avons vu l’importance des réglages de l’appareil photo pour ce faire, et notamment l’ouverture du diaphragme qui vient réduire ou agrandir la zone de netteté. Un point important à souligner, et j’y consacre aujourd’hui ce billet, c’est que votre profondeur de champs varie avec l’objectif. Tous les objectifs proposent une profondeur de champs différente (variable en fonction des fabricants), mais je vais vous donner des repères. A vous de comprendre avec votre appareil photo comment ces grande lignes se traduisent.

Attention, le billet évoqué ne concerne que les reflex, hybrides, et les appareils photos avec des objectifs qui expriment leurs longueurs focales « en équivalent 35mm ». Par simplification, je vais vous donner des repères « en équivalent 35mm ». L’idée reste la même lorsque l’on se réfère aux longueurs focales réelles, mais celles sont propres à chaque marque type et modèle d’appareil photo.

Pour les reflex numériques en capteur Aps-C ( 16mm x24mm , env.) le rapport de conversion de l’équivalent 35mm est d’environ 1,5, ou 1,6 en fonction des marques d’appareils. Quand je parle donc d’une longueur de 50mm, cela équivaut sur un reflex numérique Aps-C d’une longueur  de 33mm env.  Les repères sur les objectifs récents d’appareils numériques sont exprimées en focales réelles. Un 50mm pour un reflex numérique Aps-C sera un équivalent en 35mm d’une longueur focale de 75mm. Vous trouverez dans les descriptifs techniques leurs équivalents en 35mm.

Les objectifs et la profondeur de champ

Les objectifs se distinguent les uns des autres par leurs longueurs focales (exprimées en mm) et par leurs ouvertures. La longueur focale, c’est la distance physique qui sépare la lentille focale du capteur (ou de la pellicule).

Les longueurs focales sont exprimées par en mm, par ex. pour des objectifs reflex un 18 – 55 mm indiquera que la longueur focales minimale sera de 18mm, et sa focale la plus longue sera de 55mm.

Plus la focale est longue, plus le zoom est puissant en quelque sorte. Un objectif à 200 mm grossira plus qu’une longueur focale à 80 mm.

La longueur focale la plus proche, la plus naturelle de la vision humaine est le 50 mm.

On parle de zoom (et de grossissement) lorsque la valeur est supérieure à 50 mm. On parle de grand angle lorsque que cette valeur est en deçà. Une focale à 28 mm est considérée comme un grand angle, car elle englobe plus que la vision humaine « normale ».

L’objectif, et sa longueur focale, fait beaucoup varier la profondeur de champs. Une focale longue va entrainer une profondeur de champs courte, la zone de netteté également. De même un objectif de type macro : la zone de netteté est encore plus courte.

Les flous dans l’images (2)

etienne thuillier photographie 14-04Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Le piqué

C’est l’élément d’appréciation qui fait « pro » et pour cause. On parle d’une photo avec un beau piqué quand les détails sont très fins sur une image.  Ce piqué provient de la qualité du capteur de votre appareil photo et de la qualité de l’objectif qui y est fixé. La puissance du zoom importe assez peu, les fabricants proposant un très large choix d’objectifs professionnels dans toutes les longueurs focales.

Pour un portrait, une image avec des détails très fins va permettre de voir les cheveux, et les pores de la peau par exemple. Ces pores de peau sont moins recherchés et oblige le photographe (en publicité et en mode) à retoucher la peau pour la flouter un peu (les opérations de retouches de peau sont un peu plus complexes, je simplifie les opérations).

A l’inverse, une image pauvre en piqué va donner l’impression que les détails « bavent » les uns sur les autres. Il sera par exemple très difficile d’apprécier les cheveux, ou les détails de peau, les détails se mêlant plus ou moins harmonieusement les uns aux autres.

La qualité du capteur de l’appareil (un téléphone par exemple), la qualité de l’objectif (un téléphone par exemple 😉 sont les deux éléments déterminant pour ce rendu baveux. A l’inverse pour un meilleur rendu, un bon capteur ne suffira pas : il faudra également avoir un objectif et une qualité optique digne de ce nom.

Un autre élément qui influe sur le piqué va être la sensibilité utilisé par le capteur lors de la prise de vue. Au plus la sensibilité est élevée, au plus le capteur va générer du bruit. La réduction du bruit lors de la retouche de l’image va légèrement (ou plus en fonction des logiciels utilisés) faire baver l’image, en réduisant le bruit, et donc l’image va perdre en détail. Notez tout de même que certains logiciels sont spécialisés dans la réduction du bruit numérique des images et aboutissent à très bons résultats.

Le Boké

C’est en général un flou recherché à la différence des autres types de flous. C’est celui qui est produit par l’objectif. C’est celui qui délimite la profondeur de champ. Au plus loin du point de focus, c’est ce flou qui recrée la profondeur dans l’image. C’est avec ce flou que vous devez composer votre image, et les éléments que vous allez placer dans votre zone de netteté et votre zone de flou. Le Boké plus particulièrement s’emploie avec des lumières dans le flou. En fonction des objectifs (et du nombre de lamelles de l’iris de l’objectif) vous allez obtenir un flou plus ou moins esthétique. Les focales fixes ont en général un Boké plus apprécié que les zooms, ainsi qu’un piqué plus précis.

Pour vos portraits, une méthode assez efficace est d’utiliser ce flou pour mettre en avant votre sujet. Les détails peu parlant vont être disposés dans le flou, alors que votre sujet sera dans la zone de netteté. Pour s’assurer d’un beau flou en arrière plan, essayez de placer votre sujet assez loin du fond, pour que le décor soit complétement dans le flou.

Les flous dans l’images (1)

SONY DSCCet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Cette semaine nous parlerons du flou sur les images. Tout d’abord, il faut distinguer plusieurs types de flous : le flou de bougé, le flou de mouvement, le piqué et le Boké ( j’aborderai ces deux derniers point la semaine prochaine). J’ai déjà abordé ces points au cours des articles précédent, mais il me semble opportun de consacrer un billet complet à ces éléments perturbateurs.

Le flou de bougé

C’est quand le photographe a bougé lors de la prise de vue. Attention, en fonction des réglages lors de la prise de vue, un très léger mouvement peut perturber la prise de vue : la respiration du photographe, un tremblement de la main (trop de café par ex.), ou encore le simple fait d’appuyer sur le déclencheur. Ce mouvement transmet des vibrations dans le boitier et fait « trembler » votre image. Le flou de bougé se reconnait sur l’image à ce qu’elle semble double, un peu trouble. Ce trouble est présent sur toute l’image, de manière identique. L’image, lors de sa capture, a varié de son cadre. Pendant le temps de l’exposition du capteur à la lumière, le fait de varier le cadre de l’image apparait sur le rendu final, et apparait comme double. Vous pouvez suivre le mouvement de la vibration sur l’image, dans les cas les plus marqués.

La vitesse d’exposition n’est pas assez rapide pour compenser le mouvement.

Il y a plusieurs possibilité pour y remédier : La première, mais n’est pas toujours suffisante, est d’activer le stabilisateur de l’appareil photo.  Le stabilisateur permet de compenser les mouvements les plus légers du photographe. Avec une durée d’exposition longue (moins de 1/15s) le stabilisateur ne suffit plus.  Il faut poser l’appareil photo : sur un trépied (un monopod aussi stabilise beaucoup, mais pas autant qu’un trépied), ou sur une table. Si rien de ces accessoires n’est disponible, essayez de vous appuyer sur un arbre, un mur. Calez votre bras sur votre ventre et retenez votre souffle lorsque vous prenez l’image.

La dernière solution est d’ajouter de la lumière pour mieux éclairer votre modèle.

Le flou de mouvement

Parfois recherché, parfois non, ce flou est celui qui apparait lorsque votre modèle bouge pendant l’exposition. Il se reconnait à ce que seul votre sujet est flou, trouble. Le reste de l’image est nette Demandez soit à votre modèle de ne pas bouger pendant la prise de vue (vous perdez en naturel, attention !), soit choisissez une plus grande vitesse d’exposition : en général 1/40s suffit pour une personne calme, alors que vous aurez besoin d’une vitesse à 1/125s parfois pour des enfants en train de jouer, ou des personnes très nerveuses et/ou intimidées par l’appareil.

S’il faut augmenter la vitesse de déclenchement, il ne faut pas pour autant sous exposer votre image ; souvenez vous, plus la vitesse d’exposition est grande, moins il y a d’informations de lumière qui parvient au capteur, et donc plus votre image est sombre : le robinet est ouvert moins longtemps. Il faut donc agir sur l’ouverture ou la sensibilité de l’image :  soit ouvrir plus grand votre diaphragme (d’un réglage du diaphragme à f5.6 ouvrir à f4.5 ou moins si possible), soit augmenter la sensibilité d’un iso 200 par exemple, passer à un iso 400, ou 800.

Nous reparlerons des incidences de ces deux réglages sur votre image, mais retenez pour l’instant, qu’en ouvrant plus grand votre diaphragme (le chiffre suivant f. sera plus petit !), vous diminuez la profondeur de champs (la zone de netteté est plus petite, toujours autours du point de focus). Au plus vous augmentez la sensibilité ( vers un réglages plus grand en iso) du capteur, au plus vous augmentez le bruit de l’image.

A la semaine prochaine !

La mise au point (2)

Portrait Bébé endormi

Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Avec votre appareil photo, lorsque vous appuyez à mi course du déclencheur, en plus de vous proposer un réglage pour l’exposition, l’appareil va également mettre au point, faire le focus.

Ce focus est le centre de la profondeur de champs (zone de netteté). La zone de netteté est progressive, et au plus vous vous éloignez du point de focus au plus la netteté diminue.

Notion sur la netteté et profondeur de champs

La profondeur de champs est la zone de netteté que vous allez avoir sur l’image avec votre appareil. Cette profondeur de champs est fortement influée par la longueur focale (le zoom) que vous utilisez pour prendre votre photo. Au plus vous utilisez un longue focale (un gros zoom), au plus la profondeur de champs (la zone de netteté) est réduite. Inversement au plus vous utilisez un grand angle, au plus votre profondeur de champs est grande.

Profondeur de champs et composition de l’image

La netteté, et la zone couverte par la netteté, est une étape importante de la composition de votre image. Où avez-vous placé votre le sujet de votre image ? Celui-ci doit être net.

De manière classique, on vient dire que les visages féminins doivent être nets. Pour les visages masculins, on retient qu’une zone de netteté plus réduite, ne couvrant pas forcément l’intégralité du visage est acceptable. Attention toutefois aux yeux : ceux-ci doivent toujours être nets.

Lors de la composition de votre photo, rien n’interdit (bien au contraire) de volontairement placer un élément dans le flou. Celui-ci, notamment dans les portraits, va appeler un lien avec le sujet de votre image, mais sans prendre l’avant plan ; vous commencez à raconter une histoire, à créer un lien, et ce lien va faire parler votre portrait.

Pour pleinement apprécier la notion de profondeur de champs, gardez à l’esprit que votre image est en deux dimensions. Le flou qui provient de l’objectif va donner cette impression de profondeur à votre image et recrée la dimension perdue (la profondeur) lors de la prise de vue.

Le flou est tout aussi important que votre netteté. Votre composition doit prendre en compte la netteté et le flou dans l’image. Ce flou, le bokeh, donne une autre lecture à votre image, et c’est un ressort de composition d’image que vous ne devriez pas rater.

Il faut que la netteté de l’image permette de voir correctement le sujet.  Dans les portraits, la zone de netteté doit être concentrée sur le visage, et en particulier les yeux de vos modèles, et la bouche souvent.

La mise au point (1)

01 mars 2014-142821

Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

S’assurer de la netteté de l’image

La mise au point fait partie des questions qui sont revenues souvent au cours des ateliers que j’anime. Cette question vient souvent au détour d’une autre : comment faire une photo nette ? C’est le deuxième critère, après l’exposition, pour juger de la réussite d’une photo : avoir une photo nette. Et oui, le critère est pertinent.

Vous avez sans doute déjà réalisé des images où le visage de la personne que vous photographiez est net, mais les détails en fond ne le sont pas (ou l’inverse).

Je parlerai beaucoup plus des images prises avec un reflex qu’avec des compacts ou des téléphones. Avec un téléphone ou un compact, la marge de manœuvre pour créer un joli flou (parfois une belle netteté) est très faible. Notez que les mécanismes sont les mêmes, avec parfois une assistance obligatoire de l’appareil plus ou moins prononcée.

Le focus

La mise au point, ou le focus, est en général géré par l’autofocus de votre appareil photo. Il est représenté par ses initiales AF sur l’appareil et ses descriptifs techniques. Il est possible de le désactiver, pour passer en mode manuel (MF : focus manuel). Dans le menu de votre appareil photo pour les compacts et les bridge, sur l’objectif et/ou sur le boitier.

Comme sur de jumelles, une lentille dans les objectifs sert à faire la mise au point. L’appareil photo vous propose des outils de plus en plus sophistiqués (et rapides) pour y arriver (détection de visage, de sourire, de sujet à suivre, etc.). Ces fonctions d’assistance à la mise au point peuvent être activées ou désactivées selon votre pratique.

Le focus est le point de convergence des lentilles (il y a en beaucoup !). Comme pour vos yeux, si vous placez votre doigt très près de vous, vous vous obligez à loucher pour le voir net. Les éléments plus loin, dans votre vision périphérique, sont flous. Lorsque vous voulez regarder à nouveau un élément au loin, la convergence se fait naturellement, et les éléments proches que vous voyiez sont devenus flous.

Appuyer à mi course sur le bouton du déclencheur

Avec votre appareil photo, vous faites la mise au point en appuyant à mi course sur le déclencheur. En fonction des appareils et des fonctions d’assistance à la mise au point activées ou  non, l’appareil va vous proposer de cibler le visage (ou  le sourire, si l’appareil est équipé de cette fonction). Pour tous les appareils  qui n’en sont pas équipés, ou lorsque vous avez désactivé cette fonction, le focus est proposer au centre de l’image. Ce n’est pas toujours ce que vous voulez, notamment avec une composition en tiers.

La manœuvre à réaliser est simple à comprendre, mais nécessite un eu d’entrainement avec l’appareil. Déplacer votre cadre initial pour avoir le point que vous souhaitez dans le centre, là où se positionne le focus; Il est en général représenté par un petit carré. Appuyez à mi course sur le déclencheur, et rectifiez votre cadre. Oui, la manœuvre est la même que pour indiquer une autre exposition à votre appareil. (Nous en avons parlé lors de l’exposition).

L’appareil calcule les réglages pour votre image en fonction du point de focus. Attention toutefois à choisir un point qui soit à la même distance de vous que votre sujet ! La mise au point en effet, se règle par rapport à la distance entre vous et le sujet : retenez l’exemple de regarder votre doigt de près ou de loin.

La suite  la semaine prochaine !

 

Correctement gérer l’exposition de l’image dans un portrait (2)

29 novembre 2013-174733

Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Nous n’aborderons pas dans cet article les techniques d’éclairage pour les portraits studio. Nous en reparlerons dans d’autres (beaucoup d’autres) articles, tant le sujet est vaste.

Maîtriser l’exposition, c’est d’abord maîtriser les réglages de l’appareil (2)

L’œil humain ne « voit » que lorsqu’il y a de la lumière. Plus précisément l’œil ne perçoit que des réflexions de la lumière environnante. Les objets ne sont visibles que par la lumière qu’ils réfléchissent. L’appareil photo fonctionne de la même manière.

C’est le capteur (ou le film) qui est exposé à la lumière. Celle-ci est réfléchie par le sujet que l’on veut prendre en photo. Cette captation de la lumière va subir un filtre par l’objectif. On peut influer sur l’exposition par la manière dont le capteur va interpréter les informations de lumière qui va lui être transmises par trois leviers : la durée d’exposition et l’ouverture du diaphragme, pour l’objectif, et la sensibilité pour le capteur.

Les trois leviers de l’exposition : la durée d’exposition, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité

La sensibilité

La sensibilité, c’est la quantité d’information de lumière nécessaire pour faire une photo (ni trop claire, ni trop sombre).

Elle est exprimée en Iso  et est assez proche de la sensibilité, en iso, de la sensibilité des films argentiques. Un film à 400 Iso donnera un rendu proche d’un réglage de capteur à une sensibilité à 400 iso. L’énorme avantage du numérique prend tout son sens : d’une photo à l’autre, vous pouvez changer la sensibilité en fonction de la photo que vous voulez faire.

Elle dépend de votre appareil photo, et de la qualité de fabrication du capteur. Mais retenez un point, plus il est grand (physiquement, et non en pixel) plus la qualité d’image sera grande (beaucoup d’autre facteur vont entrer en compte, toutefois). Il est, par exemple, tout petit sur un Smartphone; il est beaucoup plus grand sur des reflex.

L’objectif, lui, dispose de deux leviers : le diaphragme, la taille à laquelle il va s’ouvrir (comme l’iris d’un œil) et la durée d’ouverture (durée d’exposition).

L’ouverture du diaphragme

L’ouverture du diaphragme est exprimée en valeur focale : ex. f3.5. Les fabricants indiquent les valeurs maximales et minimales comme ceci : f 3,5 32, veut dire que le diaphragme de l’objectif ouvre au plus grand à 3.5 et au plus petit à 32. Plus le chiffre minimum est petit, plus l’objectif laissera passer de lumière. La valeur d’ouverture la plus grande est 1. A une valeur de 1, l’objectif laisse passer autant de lumière qu’il reçoit. Les objectifs professionnels (n’existant à ma connaissance qu’en focale fixe) ont une ouverture de f1,4, avec très peu de perte de lumière. Il existe quelques objectifs (rares et couteux) qui ont une valeur inférieure qui ont vu le jour ces dernières années. Retenez qu’une ouverture à f2,8 est déjà tout à fait correcte !

La durée d’exposition

Pour faire une comparaison, prendre une photo c’est comme remplir un verre d’eau. Vous pouvez faire couler l’eau pendant plus ou moins longtemps (durée d’exposition) ; ouvrir le robinet plus ou moins fort (ouverture du diaphragme) ; et enfin choisir un verre plus ou moins grand ! (la sensibilité du capteur). Ces trois leviers sont dépendants les uns des autres : si vous prenez un très grand verre, avec un robinet qui ne donne que du goutte à goutte, il faudra attendre longtemps, ou remplir un tout petit verre (avec une sensibilité élevée) ! C’est pareil pour la photo, une faible sensibilité (en iso), avec une faible valeur d’ouverture vous conduira à une longue exposition (plusieurs secondes, voire plus).

Les appareils photos modernes disposent de capteurs d’exposition. Ils calculent la valeur de lumière présente dans la scène que vous voulez photographier et propose un réglage adapté. Pour des prises de vues plus créative, il faut parfois s’affranchir de ces réglages et passer dans un autre mode de prise de vue pour obtenir l’image voulue. Nous en reparlerons dans d’autres articles.

Il n’y a pas de recettes miracles. La lumière environnante dictera le plus souvent les réglages que vous devrez prendre. Fiez vous à votre appareil, en mode automatique pour vous donner une base de travail et ensuite influez sur les réglages.

Bien choisir ses réglages pour le portrait

Une scène très exposée, à midi, en été, sous un grand soleil, par exemple, vous conduira à une faible valeur de sensibilité (iso) avec une ouverture très grande, et une durée d’exposition très rapide. Vous avez une scène avec beaucoup de lumière, et même « trop », il faut régler votre appareil pour en capter peu.

De la même manière, une photo de nuit, dans un intérieur peu éclairé, conduira à une photo avec une grande valeur d’iso, une ouverture faible (voire au maximum) pour avoir une durée d’exposition assez rapide pour un portrait. (En général, on considère une vitesse rapide à partir d’un 1/15s. Un œil capte les images à un 1/40s pour information. Pour des photos de sport, ou les actions qui vont vite, on recommande 1/250s. Pour une durée de plus d’un 1/15s, vous risquez, même sur les appareils stabilisés, d’avoir un « flou de bougé ». Le photographe a eu un ou des mouvements durant l’exposition, et le résultat est visible sur l’image. Toute l’image est floue, trouble, un peu double.

Si le flou ne touche que votre modèle, mais que le reste de l’image est net, c’est que la durée d’exposition a été trop longue : votre sujet a bougé pendant la prise d’image. Il est fréquent, en fonction des modèles, de devoir diminuer la durée d’exposition (une vitesse plus rapide). C’est particulièrement vrai avec de jeunes enfants.

Pour des portraits, pour privilégier des portraits naturels et vivants, il vaut mieux influer sur la durée d’exposition, faire en sorte que celle-ci soit la plus faible possible, pour éviter d’avoir un flou de bougé ou que votre modèle ne bouge durant la prise de vue. Si vous n’avez pas de mode portrait sur appareil, choisissez le mode « priorité à la vitesse » de votre appareil (mode « S » ou « Tv »).

Si vous avez encore des flous après ce premier réglage, vous pouvez augmenter la sensibilité : il faudra moins de lumière pour faire une photo, et vous pourrez diminuer la durée d’exposition. La dernière option est d’ajouter des lumières à votre scène. Nous en reparlerons lors des articles consacrés aux éclairages de studio.

Améliorez vos portraits – Correctement gérer l’exposition de l’image dans un portrait (1)

Améliorez vos portraits – Correctement gérer l’exposition de l’image dans un portrait (1)

17 février 2014-164214-2

 Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

 Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

 Nous n’aborderons pas dans cet article les techniques d’éclairage pour les portraits studio. Nous en reparlerons dans d’autres (beaucoup d’autres) articles, tant le sujet est vaste.

Notions sur l’exposition

Correctement exposer une photographie, c’est s’assurer qu’elle ne soit ni trop sombre, ni trop claire. Cet élément a une grande partie subjective, et fait appel à la sensibilité artistique de chacun. Certains aiment des photos légèrement claire, alors que d’autres vont préférer leurs images plus sombre, plus contrastée. Toutefois, au delà des préférences de chacun, une photo doit permettre de voir le sujet l’image, qu’elle soit claire ou sombre.

Quelques éléments techniques au préalable. On ne peut voir que grâce à la lumière. La lumière est réfléchie par les objets qui nous entourent, et c’est cette réflexion de lumière que nous percevons. Nous ne percevons que des réflexions de cette lumière, qu’elle provienne du soleil ou d’une lampe. Cette notion de réflexion est très importante pour avoir une balance de blanc correcte (nous en reparlerons). L’appareil photo fonctionne de la manière.

Quand on prend une photo, lorsque l’on appuie sur le déclencheur, on laisse entrer la lumière jusqu’au capteur (ou pellicule – le procédé est le même) par l’intermédiaire de l’objectif. Le procédé de captation de la lumière ne prend qu’une image par déclenchement, à la différence d’un œil qui voit en continu, ou d’une vidéo qui enregistre en continu aussi.

Correctement exposer une photo suppose que l’on voit correctement le sujet de votre image. Ne pas faire une photo trop sombre, ni une photo trop claire, trop pâle. Il faut choisir un réglage adapté aux conditions de lumière du sujet que l’on veut photographier, pour avoir une image correcte. L’exemple du contrejour est parlant : lorsque l’on prend une photo en intérieur, un portrait de famille avec en fond une baie vitrée par exemple. Un contrejour c’est quand le jardin en fond est correctement exposé (on voit les détails du jardin, les fleurs, la table de jardin, etc.) mais les personnes que l’on voulait photographier sont sombres, dans l’ombre. C’est une mauvaise exposition. On parle dans ce cas d’une sous-exposition. Il n’y avait pas assez de lumière pour le sujet de l’image, la famille. Ce sont les réglages automatiques de l’appareil qui viennent vous proposer un réglage qui n’est pas adapté à votre sujet, mais à son arrière plan. Le fait de choisir un cadrage pertinent peut aider l’appareil à comprendre quel votre sujet. Le calcul mathématique de la surface occupée par vos modèles et celui du fond, dans le cas d’un contrejour, fait apparaître à votre appareil photo que le fond est plus important que vos modèles (en surface). Il peut être opportun dans ces situation de changer de cadrage, et centrer plus sur modèles, et mettre plus en avant le sujet de votre image.

Maîtriser ses réglages

Parfois, le cadrage choisi, très large (une famille très nombreuse, par exemple), est pertinent à moins de couper quelqu’un hors du cadre. Le fond, le jardin en arrière dans mon exemple est plus important en surface que la famille que vous voulez photographier. Vous pouvez réussir votre image, sans contrejour, en rapprochant votre plan – zoomer, pour que l’appareil vienne vous proposer un réglage plus adapté, et lorsque le réglage vous semble bon, appuyer à mi-course du déclencheur. Ce manœuvre aura pour effet de « garder » le temps de votre appui sur le déclencheur, les bons réglages. En maintenant appuyé à mi course sur le déclencheur, vous pouvez dé-zoomer et revenir à votre cadre initial. Vous ne serez plus en contre jour, et la famille que vous voulez photographier sera correctement exposée. Les visages seront visibles et reconnaissables.

Gardez à l’esprit cette opération – appuyer à mi course. Nous en reparlerons lors de la mise au point.

Notez maintenant que votre image, là où vous vous aviez les détails du jardin parfaitement visible, ne le sont plus. Ils sont beaucoup trop clairs : ces détails sont surexposés. Tant que le sujet est visible, ce n’est pas grave, au contraire. Le fait de moins voir les détails du fond met en avant les modèles que vous vouliez photographier.

Mon exemple d’un contrejour est parlant, mais est également le cas d’école pour appréhender ce qu’est l’exposition correcte. En définitive, c’est celle que le photographe a choisi pour sa photo. L’appareil va proposer un réglage, mais c’est au photographe de décider si ce réglage convient. Vous pouvez, au gré de votre créativité, choisir volontairement de sous-exposer ou de surexposer une image. C’est un moyen de mettre en valeur le sujet de votre image -un portrait- en sous-exposant ou en surexposant le fond. Par ce moyen, vous allez gommer les détails du fond qui peuvent parfois être dérangeant, selon les possibilités que vous offrent votre appareil, et votre image, en les plongeant dans les noirs (sous-exposition) ou les blancs (surexposition).

L’exemple ci dessus est un exemple de sous-exposition du fond. Le sujet est mis en valeur par la lumière, dirigée uniquement vers lui, sans illuminer le fond.

Améliorez vos portraits – La composition des portraits photographiques

Améliorez vos portraits – La composition des portraits photographiques (2)

22 février 2014-171506

Cet article est le deuxième de la série commencée la semaine dernière, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

La règle des tiers dans les portraits.

Pour vous aider à mieux composer, la grande majorité des appareils photos,  dans leurs menus, proposent le quadrillage en tiers. C’est un très grand outil, dont vous auriez tort de vous passer. Activez-le une fois pour toute, et n’ayez pas peur de vous en servir pour réaliser de meilleurs photos.

La règle des tiers est très efficace en termes de composition d’image. Ce n’est pas la seule, toutefois, mais les autres règles (composition par les proportions du ou des sujets, composition par le nombre d’or, composition grâce à la suite de Fibonacci, etc.) sont des règles moins évidentes, autant à appréhender qu’à mettre en œuvre.

Souvenez vous que votre premier jugement sur une image est le bon. Savoir si une image est bonne saute aux yeux, et un deuxième avis sur l’image n’y changera rien. Prenez, fort de cette instruction, un peu plus de temps pour bien composer votre image. Revenir sur une image mal composée ne changera pas grand-chose au résultat, si ce n’est d’avoir perdu du temps (souvent plus que de réaliser une bonne composition dès la prise de vue). Avec la pratique, cette composition vient de plus en plus naturellement, quasiment instinctive pour les photographes les plus expérimentés.

Les points de force

L’utilisation de la règle des tiers est souvent utilisée en photographie. C’est une règle assez facile à comprendre. Il faut diviser l’écran en 3 parties égales horizontalement et en 3 parties verticales. Vous obtenez neuf rectangles.

Gardez à l’esprit le rectangle du centre. Visualisez les quatre coins du rectangle central (les croisements des lignes de tiers). Ce sont vos « points de force ». Dans l’image ci-dessus, je vous les ai entourés en rouge.

Vos points de forces attirent l’œil du spectateur, et équilibrent votre image. Les éléments importants de votre portrait doivent passer par ces points. Notamment votre point de focus. Celui-ci doit passer par un, au moins, des quatre points de force de l’image. Évitez que ces quatre points ne soient perdus dans le bokeh (le flou de l’image), ou ne pointent sur un détail peu pertinent du portrait. Celui-ci serait anormalement mis en valeur et fera que le spectateur passe à coté de votre image.

Un des éléments clés d’un portrait réside souvent dans les yeux de votre modèle. Attention, selon les modèles, et les spectateurs, ce point peut varier. Lors de votre composition, faire passer les yeux de votre modèle par un point de force assure un équilibre à votre portrait et lui apporte une grande lisibilité.

Lorsque vous faites converger un point de force et un élément fort de votre portrait, assurez-vous que votre profondeur de champs soit suffisante et adaptée (nous en reparlerons dans un prochain article). Dans le cas des yeux placés sur un point de force, ce point de force doit être net.

De manière générale, les yeux, dans un portrait, doivent toujours être nets. Un petit mot sur la netteté :  pour un homme la profondeur de champs peut être plus réduite que pour une femme. Ce qui est compensé par l’utilisation d’un cadre plus large pour les femmes que pour les hommes.

Toutefois, il faut veiller à ne pas « charger » vos points de forces. Il faut laisser respirer votre image. Il faut éviter d’avoir trop de choses à regarder dans votre image. Un (ou deux) point de force utilisé est en général largement suffisant. Dans l’optique également de laisser respirer votre image, laissez du « vide » dans votre portrait.

Ce « vide » va être rempli par votre décor. Celui ci va créer un contraste de teinte, de couleur ; pour les décors plus travaillés, celui-ci va inscrire votre modèle dans une histoire –  rappelez-vous de mon article la semaine dernière, je parlais d’un « cadrage pertinent ». Le fait d’inscrire votre modèle avec un objet ou un décor va créer une relation entre les deux, et pour les portraits les plus réussis, une histoire.

Au vu des contraintes énoncées, vous appréhenderez votre cadrage d’une autre manière avec le quadrillage en tiers et les points de force qui en découlent. Ce sont ces points de forces qui vont « guider » votre cadrage. Encore une fois, et comme je le disais la semaine dernière, n’hésitez pas -vous, le photographe- à bouger, évoluer autour du modèle pour trouver le bon cadrage.

La semaine prochaine: Correctement gérer l’exposition de l’image dans un portrait.

Améliorez vos portraits

01 décembre 2013-163443

Améliorez vos portraits – La composition des portraits photographiques (1)

 

Cet article est le premier article que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir  à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

 

Les secrets d’un portrait réussi: un cadrage pertinent

Il y a plusieurs trucs pour réussir un portrait. Le premier est de mettre en avant votre modèle. Dès le premier coup d’œil, toute les personnes qui regardent l’image doivent accéder à votre photo, identifier qu’il s’agit d’un portrait et de voir qui vous avez pris en photo.

Pour cela, il faut faire de votre portrait votre unique sujet d’image. La première étape est de cadrer soigneusement votre image. Le cadre ne doit pas être trop large, où sans quoi, au premier coup d’œil, vous verrez plus le fond, le décor dans votre image que votre modèle. Il peut en résulter un très beau paysage, mais la photographie est avant toute chose, et comme dans tout art, question de maîtrise.

Pour réussir un bon cadrage, un exercice est d’essayer avant de déclencher, de visualiser le cadre que l’on veut, et zoomer, avancer, reculer, s’accroupir ( je suis souvent à plat ventre !!), ou prendre de la hauteur. L’exercice simple d’imaginer son image avant de la réaliser est très formateur, et va vous exercer à réaliser un bon cadrage. Penser avant de déclencher. Le numérique offre la possibilité de contrôle immédiat du cadrage, ne vous privez pas de cette formidable opportunité!

Si vous devez couper un détail, coupez franchement. S’il manque un doigt d’une main, en fonction du lecteur, vous pourrez avoir des retours très différents sur votre image. Quitte à couper, autant couper franchement. Coupez toute la main, par exemple.

Le cadre, pour un portrait classique, se fait du buste au visage. Coupé à la poitrine pour les hommes, et à la taille pour les femmes. L’idée est de mettre en valeur votre modèle, et mettre en avant le décolleté d’une femme est en général flatteur. Je reparlerai plus longuement des poses dans un autre article. Pour flatter votre modèle, couper le ventre si nécessaire. Encore une fois, si devez couper, couper franchement. Il ne sert à rien de laisser voir la naissance de l’embonpoint, par exemple.

Un décor approprié

Le décor ne doit rester qu’un décor, un support, un prétexte pour votre portrait. Celui ci va vous aider dans votre portrait, mais en restant « invisible ». Le sujet de l’image dans un portrait n’est pas le bungalow où vous avez passé vos vacances. Concrètement, plus de la moitié de l’image doit être consacrée à votre modèle. On peut résumer cette idée de manière géométrique, en calculant la surface occupée dans l’image de votre modèle. Si celle ci est inférieure à la moitié, vous risquez de noyer le sujet de votre photographie. La seule chose à voir dans un portrait est la personne que vous prenez en photo.

Il faut voir votre sujet. C’est l’élément clé, qui résonne comme une lapalissade, mais qui, je le constate souvent, a besoin d’être rappelé. Il faut faire de votre modèle la seule chose que l’on puisse voir. Il faut jouer avec le décor et en tirer le meilleur parti. Choisissez un décor qui va vous permettre d’avoir un contraste avec votre sujet. Ce contraste va accentuer et renforcer l’importance de votre modèle. Plusieurs formes de contrastes sont possibles : de couleur, de forme, de clarté. Pour les portraits, j’ai toujours trouvé plus facile de raisonner en terme de clarté du fond avec votre sujet, et de contraste dans les teintes. C’est le « truc » le plus facile et accessible, et surtout qui marche!

Un fond sombre avec un sujet plus clair, ou un fond très clair avec votre sujet plus sombre va détacher votre modèle du fond, et va permettre de le mettre en avant.

Faites attention à choisir avec soin votre décor, ou votre fond. Des éléments peuvent perturber l’image : un panneau stop, bien rouge, va attirer l’œil du spectateur. Une poubelle, ou tout autre objet bien visible, va canaliser le potentiel de contraste et on ne verra plus dans l’image que ce détail. De même, faites attention aux accessoires portés par votre modèle. Un objet lumineux (strass, paillettes, bijoux), ou imposant (serre-tête, broche, chapeau) viendra  sans faillir attirer le regard de votre spectateur et dévier son attention.

En résumé pour cette première étape ; cadrer soigneusement, et mettre en avant votre modèle. Faire en sorte qu’il occupe la majeure partie de votre image.
Pour le reste de votre image, votre décor, celui ci doit être le plus « invisible » possible. Il n’a pour finalité que de mettre en valeur votre modèle.

La semaine prochaine: La composition d’un portrait (2) : la règle des tiers.