Les flous dans l’images (1)

SONY DSCCet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Cette semaine nous parlerons du flou sur les images. Tout d’abord, il faut distinguer plusieurs types de flous : le flou de bougé, le flou de mouvement, le piqué et le Boké ( j’aborderai ces deux derniers point la semaine prochaine). J’ai déjà abordé ces points au cours des articles précédent, mais il me semble opportun de consacrer un billet complet à ces éléments perturbateurs.

Le flou de bougé

C’est quand le photographe a bougé lors de la prise de vue. Attention, en fonction des réglages lors de la prise de vue, un très léger mouvement peut perturber la prise de vue : la respiration du photographe, un tremblement de la main (trop de café par ex.), ou encore le simple fait d’appuyer sur le déclencheur. Ce mouvement transmet des vibrations dans le boitier et fait « trembler » votre image. Le flou de bougé se reconnait sur l’image à ce qu’elle semble double, un peu trouble. Ce trouble est présent sur toute l’image, de manière identique. L’image, lors de sa capture, a varié de son cadre. Pendant le temps de l’exposition du capteur à la lumière, le fait de varier le cadre de l’image apparait sur le rendu final, et apparait comme double. Vous pouvez suivre le mouvement de la vibration sur l’image, dans les cas les plus marqués.

La vitesse d’exposition n’est pas assez rapide pour compenser le mouvement.

Il y a plusieurs possibilité pour y remédier : La première, mais n’est pas toujours suffisante, est d’activer le stabilisateur de l’appareil photo.  Le stabilisateur permet de compenser les mouvements les plus légers du photographe. Avec une durée d’exposition longue (moins de 1/15s) le stabilisateur ne suffit plus.  Il faut poser l’appareil photo : sur un trépied (un monopod aussi stabilise beaucoup, mais pas autant qu’un trépied), ou sur une table. Si rien de ces accessoires n’est disponible, essayez de vous appuyer sur un arbre, un mur. Calez votre bras sur votre ventre et retenez votre souffle lorsque vous prenez l’image.

La dernière solution est d’ajouter de la lumière pour mieux éclairer votre modèle.

Le flou de mouvement

Parfois recherché, parfois non, ce flou est celui qui apparait lorsque votre modèle bouge pendant l’exposition. Il se reconnait à ce que seul votre sujet est flou, trouble. Le reste de l’image est nette Demandez soit à votre modèle de ne pas bouger pendant la prise de vue (vous perdez en naturel, attention !), soit choisissez une plus grande vitesse d’exposition : en général 1/40s suffit pour une personne calme, alors que vous aurez besoin d’une vitesse à 1/125s parfois pour des enfants en train de jouer, ou des personnes très nerveuses et/ou intimidées par l’appareil.

S’il faut augmenter la vitesse de déclenchement, il ne faut pas pour autant sous exposer votre image ; souvenez vous, plus la vitesse d’exposition est grande, moins il y a d’informations de lumière qui parvient au capteur, et donc plus votre image est sombre : le robinet est ouvert moins longtemps. Il faut donc agir sur l’ouverture ou la sensibilité de l’image :  soit ouvrir plus grand votre diaphragme (d’un réglage du diaphragme à f5.6 ouvrir à f4.5 ou moins si possible), soit augmenter la sensibilité d’un iso 200 par exemple, passer à un iso 400, ou 800.

Nous reparlerons des incidences de ces deux réglages sur votre image, mais retenez pour l’instant, qu’en ouvrant plus grand votre diaphragme (le chiffre suivant f. sera plus petit !), vous diminuez la profondeur de champs (la zone de netteté est plus petite, toujours autours du point de focus). Au plus vous augmentez la sensibilité ( vers un réglages plus grand en iso) du capteur, au plus vous augmentez le bruit de l’image.

A la semaine prochaine !

La mise au point (2)

Portrait Bébé endormi

Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Avec votre appareil photo, lorsque vous appuyez à mi course du déclencheur, en plus de vous proposer un réglage pour l’exposition, l’appareil va également mettre au point, faire le focus.

Ce focus est le centre de la profondeur de champs (zone de netteté). La zone de netteté est progressive, et au plus vous vous éloignez du point de focus au plus la netteté diminue.

Notion sur la netteté et profondeur de champs

La profondeur de champs est la zone de netteté que vous allez avoir sur l’image avec votre appareil. Cette profondeur de champs est fortement influée par la longueur focale (le zoom) que vous utilisez pour prendre votre photo. Au plus vous utilisez un longue focale (un gros zoom), au plus la profondeur de champs (la zone de netteté) est réduite. Inversement au plus vous utilisez un grand angle, au plus votre profondeur de champs est grande.

Profondeur de champs et composition de l’image

La netteté, et la zone couverte par la netteté, est une étape importante de la composition de votre image. Où avez-vous placé votre le sujet de votre image ? Celui-ci doit être net.

De manière classique, on vient dire que les visages féminins doivent être nets. Pour les visages masculins, on retient qu’une zone de netteté plus réduite, ne couvrant pas forcément l’intégralité du visage est acceptable. Attention toutefois aux yeux : ceux-ci doivent toujours être nets.

Lors de la composition de votre photo, rien n’interdit (bien au contraire) de volontairement placer un élément dans le flou. Celui-ci, notamment dans les portraits, va appeler un lien avec le sujet de votre image, mais sans prendre l’avant plan ; vous commencez à raconter une histoire, à créer un lien, et ce lien va faire parler votre portrait.

Pour pleinement apprécier la notion de profondeur de champs, gardez à l’esprit que votre image est en deux dimensions. Le flou qui provient de l’objectif va donner cette impression de profondeur à votre image et recrée la dimension perdue (la profondeur) lors de la prise de vue.

Le flou est tout aussi important que votre netteté. Votre composition doit prendre en compte la netteté et le flou dans l’image. Ce flou, le bokeh, donne une autre lecture à votre image, et c’est un ressort de composition d’image que vous ne devriez pas rater.

Il faut que la netteté de l’image permette de voir correctement le sujet.  Dans les portraits, la zone de netteté doit être concentrée sur le visage, et en particulier les yeux de vos modèles, et la bouche souvent.

La mise au point (1)

01 mars 2014-142821

Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

S’assurer de la netteté de l’image

La mise au point fait partie des questions qui sont revenues souvent au cours des ateliers que j’anime. Cette question vient souvent au détour d’une autre : comment faire une photo nette ? C’est le deuxième critère, après l’exposition, pour juger de la réussite d’une photo : avoir une photo nette. Et oui, le critère est pertinent.

Vous avez sans doute déjà réalisé des images où le visage de la personne que vous photographiez est net, mais les détails en fond ne le sont pas (ou l’inverse).

Je parlerai beaucoup plus des images prises avec un reflex qu’avec des compacts ou des téléphones. Avec un téléphone ou un compact, la marge de manœuvre pour créer un joli flou (parfois une belle netteté) est très faible. Notez que les mécanismes sont les mêmes, avec parfois une assistance obligatoire de l’appareil plus ou moins prononcée.

Le focus

La mise au point, ou le focus, est en général géré par l’autofocus de votre appareil photo. Il est représenté par ses initiales AF sur l’appareil et ses descriptifs techniques. Il est possible de le désactiver, pour passer en mode manuel (MF : focus manuel). Dans le menu de votre appareil photo pour les compacts et les bridge, sur l’objectif et/ou sur le boitier.

Comme sur de jumelles, une lentille dans les objectifs sert à faire la mise au point. L’appareil photo vous propose des outils de plus en plus sophistiqués (et rapides) pour y arriver (détection de visage, de sourire, de sujet à suivre, etc.). Ces fonctions d’assistance à la mise au point peuvent être activées ou désactivées selon votre pratique.

Le focus est le point de convergence des lentilles (il y a en beaucoup !). Comme pour vos yeux, si vous placez votre doigt très près de vous, vous vous obligez à loucher pour le voir net. Les éléments plus loin, dans votre vision périphérique, sont flous. Lorsque vous voulez regarder à nouveau un élément au loin, la convergence se fait naturellement, et les éléments proches que vous voyiez sont devenus flous.

Appuyer à mi course sur le bouton du déclencheur

Avec votre appareil photo, vous faites la mise au point en appuyant à mi course sur le déclencheur. En fonction des appareils et des fonctions d’assistance à la mise au point activées ou  non, l’appareil va vous proposer de cibler le visage (ou  le sourire, si l’appareil est équipé de cette fonction). Pour tous les appareils  qui n’en sont pas équipés, ou lorsque vous avez désactivé cette fonction, le focus est proposer au centre de l’image. Ce n’est pas toujours ce que vous voulez, notamment avec une composition en tiers.

La manœuvre à réaliser est simple à comprendre, mais nécessite un eu d’entrainement avec l’appareil. Déplacer votre cadre initial pour avoir le point que vous souhaitez dans le centre, là où se positionne le focus; Il est en général représenté par un petit carré. Appuyez à mi course sur le déclencheur, et rectifiez votre cadre. Oui, la manœuvre est la même que pour indiquer une autre exposition à votre appareil. (Nous en avons parlé lors de l’exposition).

L’appareil calcule les réglages pour votre image en fonction du point de focus. Attention toutefois à choisir un point qui soit à la même distance de vous que votre sujet ! La mise au point en effet, se règle par rapport à la distance entre vous et le sujet : retenez l’exemple de regarder votre doigt de près ou de loin.

La suite  la semaine prochaine !

 

Correctement gérer l’exposition de l’image dans un portrait (2)

29 novembre 2013-174733

Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

Nous n’aborderons pas dans cet article les techniques d’éclairage pour les portraits studio. Nous en reparlerons dans d’autres (beaucoup d’autres) articles, tant le sujet est vaste.

Maîtriser l’exposition, c’est d’abord maîtriser les réglages de l’appareil (2)

L’œil humain ne « voit » que lorsqu’il y a de la lumière. Plus précisément l’œil ne perçoit que des réflexions de la lumière environnante. Les objets ne sont visibles que par la lumière qu’ils réfléchissent. L’appareil photo fonctionne de la même manière.

C’est le capteur (ou le film) qui est exposé à la lumière. Celle-ci est réfléchie par le sujet que l’on veut prendre en photo. Cette captation de la lumière va subir un filtre par l’objectif. On peut influer sur l’exposition par la manière dont le capteur va interpréter les informations de lumière qui va lui être transmises par trois leviers : la durée d’exposition et l’ouverture du diaphragme, pour l’objectif, et la sensibilité pour le capteur.

Les trois leviers de l’exposition : la durée d’exposition, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité

La sensibilité

La sensibilité, c’est la quantité d’information de lumière nécessaire pour faire une photo (ni trop claire, ni trop sombre).

Elle est exprimée en Iso  et est assez proche de la sensibilité, en iso, de la sensibilité des films argentiques. Un film à 400 Iso donnera un rendu proche d’un réglage de capteur à une sensibilité à 400 iso. L’énorme avantage du numérique prend tout son sens : d’une photo à l’autre, vous pouvez changer la sensibilité en fonction de la photo que vous voulez faire.

Elle dépend de votre appareil photo, et de la qualité de fabrication du capteur. Mais retenez un point, plus il est grand (physiquement, et non en pixel) plus la qualité d’image sera grande (beaucoup d’autre facteur vont entrer en compte, toutefois). Il est, par exemple, tout petit sur un Smartphone; il est beaucoup plus grand sur des reflex.

L’objectif, lui, dispose de deux leviers : le diaphragme, la taille à laquelle il va s’ouvrir (comme l’iris d’un œil) et la durée d’ouverture (durée d’exposition).

L’ouverture du diaphragme

L’ouverture du diaphragme est exprimée en valeur focale : ex. f3.5. Les fabricants indiquent les valeurs maximales et minimales comme ceci : f 3,5 32, veut dire que le diaphragme de l’objectif ouvre au plus grand à 3.5 et au plus petit à 32. Plus le chiffre minimum est petit, plus l’objectif laissera passer de lumière. La valeur d’ouverture la plus grande est 1. A une valeur de 1, l’objectif laisse passer autant de lumière qu’il reçoit. Les objectifs professionnels (n’existant à ma connaissance qu’en focale fixe) ont une ouverture de f1,4, avec très peu de perte de lumière. Il existe quelques objectifs (rares et couteux) qui ont une valeur inférieure qui ont vu le jour ces dernières années. Retenez qu’une ouverture à f2,8 est déjà tout à fait correcte !

La durée d’exposition

Pour faire une comparaison, prendre une photo c’est comme remplir un verre d’eau. Vous pouvez faire couler l’eau pendant plus ou moins longtemps (durée d’exposition) ; ouvrir le robinet plus ou moins fort (ouverture du diaphragme) ; et enfin choisir un verre plus ou moins grand ! (la sensibilité du capteur). Ces trois leviers sont dépendants les uns des autres : si vous prenez un très grand verre, avec un robinet qui ne donne que du goutte à goutte, il faudra attendre longtemps, ou remplir un tout petit verre (avec une sensibilité élevée) ! C’est pareil pour la photo, une faible sensibilité (en iso), avec une faible valeur d’ouverture vous conduira à une longue exposition (plusieurs secondes, voire plus).

Les appareils photos modernes disposent de capteurs d’exposition. Ils calculent la valeur de lumière présente dans la scène que vous voulez photographier et propose un réglage adapté. Pour des prises de vues plus créative, il faut parfois s’affranchir de ces réglages et passer dans un autre mode de prise de vue pour obtenir l’image voulue. Nous en reparlerons dans d’autres articles.

Il n’y a pas de recettes miracles. La lumière environnante dictera le plus souvent les réglages que vous devrez prendre. Fiez vous à votre appareil, en mode automatique pour vous donner une base de travail et ensuite influez sur les réglages.

Bien choisir ses réglages pour le portrait

Une scène très exposée, à midi, en été, sous un grand soleil, par exemple, vous conduira à une faible valeur de sensibilité (iso) avec une ouverture très grande, et une durée d’exposition très rapide. Vous avez une scène avec beaucoup de lumière, et même « trop », il faut régler votre appareil pour en capter peu.

De la même manière, une photo de nuit, dans un intérieur peu éclairé, conduira à une photo avec une grande valeur d’iso, une ouverture faible (voire au maximum) pour avoir une durée d’exposition assez rapide pour un portrait. (En général, on considère une vitesse rapide à partir d’un 1/15s. Un œil capte les images à un 1/40s pour information. Pour des photos de sport, ou les actions qui vont vite, on recommande 1/250s. Pour une durée de plus d’un 1/15s, vous risquez, même sur les appareils stabilisés, d’avoir un « flou de bougé ». Le photographe a eu un ou des mouvements durant l’exposition, et le résultat est visible sur l’image. Toute l’image est floue, trouble, un peu double.

Si le flou ne touche que votre modèle, mais que le reste de l’image est net, c’est que la durée d’exposition a été trop longue : votre sujet a bougé pendant la prise d’image. Il est fréquent, en fonction des modèles, de devoir diminuer la durée d’exposition (une vitesse plus rapide). C’est particulièrement vrai avec de jeunes enfants.

Pour des portraits, pour privilégier des portraits naturels et vivants, il vaut mieux influer sur la durée d’exposition, faire en sorte que celle-ci soit la plus faible possible, pour éviter d’avoir un flou de bougé ou que votre modèle ne bouge durant la prise de vue. Si vous n’avez pas de mode portrait sur appareil, choisissez le mode « priorité à la vitesse » de votre appareil (mode « S » ou « Tv »).

Si vous avez encore des flous après ce premier réglage, vous pouvez augmenter la sensibilité : il faudra moins de lumière pour faire une photo, et vous pourrez diminuer la durée d’exposition. La dernière option est d’ajouter des lumières à votre scène. Nous en reparlerons lors des articles consacrés aux éclairages de studio.

Améliorez vos portraits – Correctement gérer l’exposition de l’image dans un portrait (1)

Améliorez vos portraits – Correctement gérer l’exposition de l’image dans un portrait (1)

17 février 2014-164214-2

 Cet article est la suite de la série commencée ici, et que vous pourrez retrouver toutes les semaines, ayant pour but de vous aider à faire de meilleures photos. Le thème que je vais développer est un thème qui m’est cher : le portrait. Souvent vu, à tort, comme un exercice facile, ces quelques trucs vont vous aider pour améliorer votre pratique du portrait photo.

Tous les trucs et astuces donnés sont destinés aux débutants. Comme toutes les règles elles ne sont valables qu’un temps, et en améliorant votre pratique, vous comprendrez les raisons qui sous-tendent ces règles. Une fois cet apprentissage technique et formaliste dépassé, j’espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à aller au-delà, et que vous ferez de très grandes photos !

 Mais procédons par étapes. Avant de réussir de grandes photos, voici quelques trucs pour réaliser, à coup sûr, de bonnes photos.

 Nous n’aborderons pas dans cet article les techniques d’éclairage pour les portraits studio. Nous en reparlerons dans d’autres (beaucoup d’autres) articles, tant le sujet est vaste.

Notions sur l’exposition

Correctement exposer une photographie, c’est s’assurer qu’elle ne soit ni trop sombre, ni trop claire. Cet élément a une grande partie subjective, et fait appel à la sensibilité artistique de chacun. Certains aiment des photos légèrement claire, alors que d’autres vont préférer leurs images plus sombre, plus contrastée. Toutefois, au delà des préférences de chacun, une photo doit permettre de voir le sujet l’image, qu’elle soit claire ou sombre.

Quelques éléments techniques au préalable. On ne peut voir que grâce à la lumière. La lumière est réfléchie par les objets qui nous entourent, et c’est cette réflexion de lumière que nous percevons. Nous ne percevons que des réflexions de cette lumière, qu’elle provienne du soleil ou d’une lampe. Cette notion de réflexion est très importante pour avoir une balance de blanc correcte (nous en reparlerons). L’appareil photo fonctionne de la manière.

Quand on prend une photo, lorsque l’on appuie sur le déclencheur, on laisse entrer la lumière jusqu’au capteur (ou pellicule – le procédé est le même) par l’intermédiaire de l’objectif. Le procédé de captation de la lumière ne prend qu’une image par déclenchement, à la différence d’un œil qui voit en continu, ou d’une vidéo qui enregistre en continu aussi.

Correctement exposer une photo suppose que l’on voit correctement le sujet de votre image. Ne pas faire une photo trop sombre, ni une photo trop claire, trop pâle. Il faut choisir un réglage adapté aux conditions de lumière du sujet que l’on veut photographier, pour avoir une image correcte. L’exemple du contrejour est parlant : lorsque l’on prend une photo en intérieur, un portrait de famille avec en fond une baie vitrée par exemple. Un contrejour c’est quand le jardin en fond est correctement exposé (on voit les détails du jardin, les fleurs, la table de jardin, etc.) mais les personnes que l’on voulait photographier sont sombres, dans l’ombre. C’est une mauvaise exposition. On parle dans ce cas d’une sous-exposition. Il n’y avait pas assez de lumière pour le sujet de l’image, la famille. Ce sont les réglages automatiques de l’appareil qui viennent vous proposer un réglage qui n’est pas adapté à votre sujet, mais à son arrière plan. Le fait de choisir un cadrage pertinent peut aider l’appareil à comprendre quel votre sujet. Le calcul mathématique de la surface occupée par vos modèles et celui du fond, dans le cas d’un contrejour, fait apparaître à votre appareil photo que le fond est plus important que vos modèles (en surface). Il peut être opportun dans ces situation de changer de cadrage, et centrer plus sur modèles, et mettre plus en avant le sujet de votre image.

Maîtriser ses réglages

Parfois, le cadrage choisi, très large (une famille très nombreuse, par exemple), est pertinent à moins de couper quelqu’un hors du cadre. Le fond, le jardin en arrière dans mon exemple est plus important en surface que la famille que vous voulez photographier. Vous pouvez réussir votre image, sans contrejour, en rapprochant votre plan – zoomer, pour que l’appareil vienne vous proposer un réglage plus adapté, et lorsque le réglage vous semble bon, appuyer à mi-course du déclencheur. Ce manœuvre aura pour effet de « garder » le temps de votre appui sur le déclencheur, les bons réglages. En maintenant appuyé à mi course sur le déclencheur, vous pouvez dé-zoomer et revenir à votre cadre initial. Vous ne serez plus en contre jour, et la famille que vous voulez photographier sera correctement exposée. Les visages seront visibles et reconnaissables.

Gardez à l’esprit cette opération – appuyer à mi course. Nous en reparlerons lors de la mise au point.

Notez maintenant que votre image, là où vous vous aviez les détails du jardin parfaitement visible, ne le sont plus. Ils sont beaucoup trop clairs : ces détails sont surexposés. Tant que le sujet est visible, ce n’est pas grave, au contraire. Le fait de moins voir les détails du fond met en avant les modèles que vous vouliez photographier.

Mon exemple d’un contrejour est parlant, mais est également le cas d’école pour appréhender ce qu’est l’exposition correcte. En définitive, c’est celle que le photographe a choisi pour sa photo. L’appareil va proposer un réglage, mais c’est au photographe de décider si ce réglage convient. Vous pouvez, au gré de votre créativité, choisir volontairement de sous-exposer ou de surexposer une image. C’est un moyen de mettre en valeur le sujet de votre image -un portrait- en sous-exposant ou en surexposant le fond. Par ce moyen, vous allez gommer les détails du fond qui peuvent parfois être dérangeant, selon les possibilités que vous offrent votre appareil, et votre image, en les plongeant dans les noirs (sous-exposition) ou les blancs (surexposition).

L’exemple ci dessus est un exemple de sous-exposition du fond. Le sujet est mis en valeur par la lumière, dirigée uniquement vers lui, sans illuminer le fond.